{"id":1429,"date":"2011-08-13T10:02:12","date_gmt":"2011-08-13T08:02:12","guid":{"rendered":"http:\/\/freimaurerei.ch\/?p=1429"},"modified":"2017-10-13T11:17:12","modified_gmt":"2017-10-13T09:17:12","slug":"gratitude-et-reconnaissance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/freimaurerei.ch\/fr\/gratitude-et-reconnaissance\/","title":{"rendered":"Gratitude et reconnaissance"},"content":{"rendered":"<p><b>L&rsquo;apprentissage de donner et de recevoir est dans notre soci\u00e9t\u00e9 un exercice difficile, domin\u00e9 fr\u00e9quemment par un esprit de transaction, par d\u00e9finition sans \u00e9l\u00e9ment affectif ou \u00e9motionnel. Par opposition, la gratitude sous-tend la notion de gratuit\u00e9 et de partage, ce qui annonce une exception lumineuse \u00e0 notre quotidien.<\/b><\/p>\n<p><em>Union des Coeurs, Gen\u00e8ve<\/em><\/p>\n<p>Il n\u2019est souvent pas ais\u00e9 de distinguer gratitude et reconnaissance. La polys\u00e9mie de ces deux mots dissimule certainement une signification commune justifiant fr\u00e9quemment une confusion. Selon le Littr\u00e9 \u00abla gratitude est le sentiment de gr\u00e9 qu\u2019on \u00e9prouve pour un service rendu. La reconnaissance est l\u2019action de reconna\u00eetre un service. La gratitude indique donc plut\u00f4t le sentiment personnel de celui qui est oblig\u00e9 et la reconnaissance le sentiment qui pousse celui qui est oblig\u00e9 \u00e0 t\u00e9moigner ce qu\u2019il ressent\u00bb. \u00c0 l\u2019inverse l\u2019ingratitude est d\u00e9finie comme \u00able vice des ingrats et l\u2019\u00e9tat d\u2019un coeur qui ne r\u00e9pond pas \u00e0 l\u2019Amour\u00bb. Vue sous cet angle la reconnaissance est le sentiment que l&rsquo;on exprime. Alors que la gratitude est le sentiment que l\u2019on \u00e9prouve.<\/p>\n<p>En somme la gratitude implique avant tout un \u00e9tat d\u2019esprit, au m\u00eame titre, par exemple, que l\u2019optimisme. Elle forge l\u2019\u00e9ducation de l\u2019\u00e2me et ouvre la porte au bonheur. En \u00e9tant en harmonie avec la vie, la gratitude mobilise un \u00e9tat d\u2019osmose avec autrui, faute de quoi sa destin\u00e9e est st\u00e9rile.<\/p>\n<p>Elle est aussi une forme particuli\u00e8re de la politesse. Non celle qui s\u2019exprimerait par un simple remerciement mais par l\u2019esprit. La Bruy\u00e8re dans \u00abLes Caract\u00e8res\u00bb nous la pr\u00e9sente comme \u00abune mani\u00e8re d&rsquo;agir, de parler civile et honn\u00eate, acquise par l&rsquo;usage du monde. La politesse n&rsquo;inspire pas toujours la bont\u00e9, l&rsquo;\u00e9quit\u00e9, la complaisance, la gratitude ; elle en donne du moins les apparences. Elle fait para\u00eetre l&rsquo;homme au-dehors comme il devrait \u00eatre int\u00e9rieurement. Il faut tr\u00e8s peu de fond pour la politesse dans les mani\u00e8res; il en faut beaucoup pour celle de l&rsquo;esprit !\u00bb La gratitude \u00abaide une personne \u00e0 diriger son attention vers les choses heureuses de sa vie et \u00e0 la d\u00e9tourner de ce qui lui manque\u00bb (1). Il ne s\u2019agit pas de gommer nos \u00e9motions n\u00e9gatives, mais plut\u00f4t de faciliter la perception d\u2019\u00e9motions positives, \u00e9nergie \u00e0 ext\u00e9rioriser en se focalisant sur plus d\u2019aspects positifs, comme pour percevoir le peu de lumi\u00e8re dans un ciel charg\u00e9. Ainsi se d\u00e9centre-t-on.<\/p>\n<p><strong>Un postulat unique d&rsquo;action<\/strong><\/p>\n<p>Elle va de pair avec un sentiment d\u2019alerte \u00e9motionnelle \u00e0 l\u2019\u00e9tat pur qu\u2019il est impossible d\u2019\u00e9prouver sous l\u2019emprise de pens\u00e9es n\u00e9gatives comportant, par exemple, la peur ou la col\u00e8re. De par l\u2019initiation et les d\u00e9marches introspectives qui nous am\u00e8nent \u00e0 la demander, et pour le travail d\u2019\u00e9dification jamais termin\u00e9 de son temple int\u00e9rieur, nous recevons les outils sans y voir seulement le cadeau, mais, d\u2019abord et fondamentalement, celui qui l\u2019offre. En cela notre point commun entre les diff\u00e9rentes acceptions des mots reconnaissance et gratitude est potentiellement fond\u00e9 sur l\u2019Amour. Bien appliqu\u00e9, ce v\u00e9cu intime peut mettre en symbiose reconnaissance et gratitude comme un postulat unique d\u2019action. Selon Albert Schweitzer \u00ab\u00e0 certains moments de notre vie, notre propre lumi\u00e8re s&rsquo;\u00e9teint et se rallume par une \u00e9tincelle d&rsquo;une autre personne. Chacun de nous a des raisons de penser avec une profonde gratitude \u00e0 ceux qui ont allum\u00e9 la flamme en nous\u00bb. Avoir de la gratitude, \u00eatre reconnaissant, consiste surtout \u00e0 se savoir d\u00e9biteur, ajoutant \u00e0 la conscience une dimension spirituelle conf\u00e9rant au don un \u00e9l\u00e9ment d\u2019all\u00e8gement et une all\u00e9gresse. D\u2019un point de vue plus concret, le d\u00e9fi revient \u00e9galement \u00e0 transmettre au b\u00e9n\u00e9ficiaire non seulement l\u2019objet du don par le coeur, mais encore la possibilit\u00e9 pour l\u2019autre de le recevoir en tant que prodigalit\u00e9 totalement sinc\u00e8re. Plus que des mots, il s&rsquo;agit d&rsquo;un \u00e9tat d\u2019esprit mutuel, d&rsquo;une communion spirituelle qui doit op\u00e9rer, sans provoquer le si commun : \u00abIl ne fallait pas !\u00bb. La conscience d\u2019\u00eatre le b\u00e9n\u00e9ficiaire d\u2019un bienfait gratuit n\u2019est d\u00e8s lors plus de poids accablant. Celui qui gratifie n\u2019a aucunement besoin de donner pour esp\u00e9rer un retour ou, pire, d\u2019\u00e9tablir un niveau de hi\u00e9rarchie entre le donneur et le receveur.<\/p>\n<p>La gratitude sous-tend des subtilit\u00e9s relationnelles. Donner implique du tact, de la sagesse et quelque finesse. L\u2019exp\u00e9rience nous l\u2019enseigne. Certains dons excessifs mettent le b\u00e9n\u00e9ficiaire mal \u00e0 l\u2019aise et rendent impossible \u00e0 l\u2019avance une quelconque restitution, le donateur \u00e9tant d\u2019une g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 telle ou inad\u00e9quate qu\u2019elle \u00e9touffe toute possibilit\u00e9 de r\u00e9ciprocit\u00e9. Une telle interaction risque de provoquer du ressentiment et un vide relationnel d\u00e9l\u00e9t\u00e8re. Il n\u2019y a ainsi pas de gratitude sans reconnaissance de l\u2019autre en tant qu\u2019\u00eatre. Il y a n\u00e9cessit\u00e9 de reconna\u00eetre l\u2019\u00catre dans l\u2019autre, tout autant que de r\u00e9aliser son propre \u00ab\u00e9tat d\u2019\u00eatre\u00bb. Cela signifie reconna\u00eetre sa dignit\u00e9 d\u2019homme, la reconna\u00eetre au sens d\u2019apprendre \u00e0 voir ce qui est par essence immuable et pr\u00e9cieux en chaque homme, dans toute sa dignit\u00e9. Citons Oscar Wilde : \u00ab On nous dit souvent que les pauvres sont reconnaissants de la charit\u00e9 qui leur est faite. Certains le sont, sans nul doute, mais les meilleurs des pauvres ne sont jamais reconnaissants. Ils sont ingrats, insatisfaits, d\u00e9sob\u00e9issants et rebelles. Ils ont tout \u00e0 fait raison de l&rsquo;\u00eatre. La charit\u00e9 est \u00e0 leurs yeux une m\u00e9thode ridiculement inad\u00e9quate de r\u00e9paration partielle, ou une aum\u00f4ne humanitaire, accompagn\u00e9e g\u00e9n\u00e9ralement chez l&rsquo;humanitariste d&rsquo;une tentative impertinente pour exercer une tyrannie sur leur vie priv\u00e9e. Pourquoi \u00e9prouveraient-ils de la gratitude devant les miettes qui tombent de la table du riche ?\u00bb. Cette r\u00e9volte est compr\u00e9hensible \u00e0 la lumi\u00e8re de notre rituel (RER) o\u00f9 il est dit que \u00able ma\u00e7on dont le coeur ne s\u2019ouvre pas aux besoins et aux malheurs des autres hommes, est un monstre dans la soci\u00e9t\u00e9 des Fr\u00e8res\u00bb. C\u2019est pourquoi la juste attitude de gratitude, v\u00e9ritable \u00e9cho de joie, est souvent plus pr\u00e9cieuse que l\u2019objet en cause pour favoriser le v\u00e9cu de la relation dans ce qu\u2019elle repr\u00e9sente intrins\u00e8quement. La complexit\u00e9 tient in fine dans le judicieux \u00e9quilibre entre la valeur quantitative de ce qui est donn\u00e9 et sa repr\u00e9sentation en termes d\u2019\u00e9motion et de ressenti positif envers autrui. L\u2019introspection et la mesure quantifient la juste intensit\u00e9 de l\u2019action. Et dans une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 le poids des valeurs mat\u00e9rielles est majeur, mettre en ad\u00e9quation le don et ce qu\u2019il repr\u00e9sente de sentiment \u00e0 transmettre constitue un v\u00e9ritable d\u00e9fi.<\/p>\n<p><strong>Un besoin et une n\u00e9cessit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>La notion de gr\u00e2ce et d\u2019action de gr\u00e2ce existe dans le conscient collectif comme en t\u00e9moigne le Thanksgiving c\u00e9l\u00e9br\u00e9 annuellement aux Etats-Unis et au Canada ainsi que dans d\u2019autres pays. C\u2019est une fa\u00e7on de se mobiliser pour remercier Dieu pour les bienfaits et les moments de bonheur re\u00e7us. Il ne s\u2019agit pas vraiment d\u2019une gratitude envers Dieu mais plut\u00f4t de ce qu\u2019il a offert aux hommes pour contribuer \u00e0 des moments heureux de la vie. Au Canada l\u2019action de gr\u00e2ce correspond \u00e0 la f\u00eate des moissons. On rejoint ici ce lien indicible qui relie la reconnaissance et la gratitude \u00e0 l\u2019esquisse d\u00e9sir\u00e9e des sentiments et de l\u2019Amour. Ces actions de gr\u00e2ce nous am\u00e8nent aux premiers mots que l\u2019on apprend \u00e0 nos enfants. \u00abMerci\u00bb ne provient d&rsquo;ailleurs t-il pas du latin \u00abgracia\u00bb, la gr\u00e2ce ? Spinoza d\u00e9finit la gratitude comme \u00able d\u00e9sir ou l\u2019\u00e9lan d\u2019amour par lequel nous nous effor\u00e7ons de faire du bien \u00e0 celui qui nous en a fait par un sentiment d\u2019amour\u00bb.<\/p>\n<p>La gratitude est un besoin et une n\u00e9cessit\u00e9 au sein de la vie humaine, v\u00e9ritable empreinte si \u00abvirtuellement pr\u00e9sente\u00bb. Le 4e verset du prologue de l\u2019Evangile de Jean insiste sur l\u2019appr\u00e9ciation ontologique de la vie : \u00abCe qui fut en lui \u00e9tait la vie et cette vie \u00e9tait la lumi\u00e8re des hommes \u00bb. Pour Jean, la vie est un don supr\u00eame de Dieu qui offre son fils J\u00e9sus en guise de sacrifice. La vie devient par nature un don. Citons encore les versets 10 et 11: \u00abIl \u00e9tait dans le monde et le monde fut par lui, le monde ne l\u2019a pas reconnu. Il vint dans son domaine, les siens ne l&rsquo;accueillirent pas\u00bb. Les mots \u00abreconna\u00eetre\u00bb et \u00abaccueillir\u00bb \u00e9voquent les th\u00e8mes de libert\u00e9 et de responsabilit\u00e9 en acc\u00e9dant aux messages de la source impliquant le fait de vouloir et r\u00e9aliser l\u2019importance d\u2019aller vers l\u2019autre, fondements de la gratitude. Et finalement le verset 16 : \u00abOui, de la pl\u00e9nitude; nous avons tous re\u00e7u : gr\u00e2ce pour gr\u00e2ce\u00bb. Ici, ind\u00e9niablement et en \u00e9tant bien dans le contexte du Nouveau Testament, l\u2019amour divin nous comble gratuitement.\/p&gt;<\/p>\n<p><strong>Vivre en \u00e9tat d&rsquo;alerte permanent au miracle d&rsquo;\u00eatre<\/strong><\/p>\n<p>Le prologue de Jean restera \u00e0 jamais une r\u00e9f\u00e9rence qui traverse les si\u00e8cles. L\u2019homme a les bases sacr\u00e9es immuables afin de chercher et pers\u00e9v\u00e9rer \u00e0 devenir un artisan de l\u2019empathie, simplement mais avec sinc\u00e9rit\u00e9. Se souvenir \u00e9galement que gratitude et gratuit\u00e9 sont phon\u00e9tiquement proches est un atout qualitatif pour constamment \u00e9tablir avec autrui des relations empreintes de bien\u00eatre, de justice, de paix et de bonheur. Anton Tchekhov a \u00e9crit : \u00abL\u2019autre est une for\u00eat multiple, profonde\u00bb et \u00abL\u2019homme v\u00e9ritable c\u2019est celui qui est homme pour les autres\u00bb. Vraie philosophie de vie. Pour sa part, l&rsquo;\u00e9thique \u00e9picurienne se donne pour rem\u00e8de d\u2019entreprendre \u00e0 philosopher au plus t\u00f4t : \u00abQue nul, \u00e9tant jeune, ne tarde \u00e0 philosopher, ni, vieux, ne se lasse de la philosophie. Car il n&rsquo;est, pour personne, ni trop t\u00f4t ni trop tard, pour assurer la sant\u00e9 de l&rsquo;\u00e2me. Celui qui dit que le temps de philosopher n&rsquo;est pas encore venu ou qu&rsquo;il est pass\u00e9, est semblable \u00e0 celui qui dit que le temps du bonheur n&rsquo;est pas encore venu ou qu&rsquo;il n&rsquo;est plus. De sorte que, ont \u00e0 philosopher et le jeune et le vieux, celui-ci pour que, vieillissant, il soit jeune en biens par la gratitude de ce qui a \u00e9t\u00e9, celui-l\u00e0 pour que, jeune, il soit en m\u00eame temps un ancien par son absence de crainte de l&rsquo;avenir. Il faut donc m\u00e9diter sur ce qui procure le bonheur, puisque, lui pr\u00e9sent, nous avons tout, et, lui absent, nous faisons tout pour l&rsquo;avoir. Ce que je te conseillais sans cesse, ces enseignements-l\u00e0, mets-les en pratique et m\u00e9dite-les, en comprenant que ce sont l\u00e0 des \u00e9l\u00e9ments du bien vivre\u00bb. Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, et en ce qui nous concerne directement, postulons que m\u00eame avec les sensibilit\u00e9s heureusement tr\u00e8s vari\u00e9es des fr\u00e8res qui composent notre ordre, chaque ma\u00e7on a des outils et l\u2019opportunit\u00e9 de percevoir la sagesse pour mesurer l\u2019intense subtilit\u00e9 des relations humaines. Nos enseignements forgent les voies du perfectionnement, pour en reporter les bienfaits aux autres hommes. Cela est \u00e9voqu\u00e9 avec subtilit\u00e9 et pertinence dans notre rituel (RER) lorsque l\u2019\u00e9l\u00e9mosinaire demande au nouvel apprenti, ayant laiss\u00e9 ses m\u00e9taux \u00e0 la porte du temple, d\u2019offrir son aum\u00f4ne. Cette \u00e9preuve port\u00e9e \u00e0 la r\u00e9flexion du nouveau fr\u00e8re met judicieusement en exergue que l\u2019aide \u00e9clair\u00e9e \u00e0 autrui ne passe pas forc\u00e9ment par un don mat\u00e9riel. Chaque franc-ma\u00e7on est un humble porteur de lumi\u00e8re, relais entre sa source et notre prochain, ma\u00eellon de cette transmission jamais termin\u00e9e. Tant bien m\u00eame les langues sont multiples, le langage de l\u2019Amour est universel, ciment de l\u2019amiti\u00e9 et de la fraternit\u00e9. C\u2019est vivre en \u00e9tat permanent d\u2019alerte au miracle d\u2019\u00eatre.<\/p>\n<p>Dans \u00abLe Proph\u00e8te\u00bb Khalil Gibran a \u00e9crit : \u00abEt avant que vous ne quittiez le march\u00e9, voyez si personne n&rsquo;est parti les mains vides. Car l&rsquo;esprit ma\u00eetre de la terre ne reposera pas en paix sur le vent tant que les besoins du moindre d&rsquo;entre vous n&rsquo;auront pas \u00e9t\u00e9 satisfaits\u00bb. Que le bonheur soit donc dans la gratitude et que chaque matin, comme le rappelait Ren\u00e9 Char, \u00abnous ayons l\u2019esprit du soleil levant\u00bb !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sources:<br \/>\n(1) \u00abMerci, quandl a gratitude changenos vies\u00bb, Robert Emmons, professeur au centre m\u00e9dical de Davis en Californie int\u00e9ress\u00e9 depuis les ann\u00e9es 1980 par les implications de la gratitude. Livre pr\u00e9fac\u00e9 par Alexandre Jolien.<br \/>\n(2) Jean-Philippe Rapp, Georges Haldas, \u00abConversations du soir\u00bb Favre. Autres r\u00e9f\u00e9rences utiles : L&rsquo;Art de la gentillesse de Piero Ferrucci (Robert Laffont, 2007) Journal of Happiness Studies de Michael McCullough (Springer, 2006)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;apprentissage de donner et de recevoir est dans notre soci\u00e9t\u00e9 un exercice difficile, domin\u00e9 fr\u00e9quemment par un esprit de transaction, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":12,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[21],"tags":[],"class_list":["post-1429","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classifiee"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1429","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1429"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1429\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1430,"href":"https:\/\/freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1429\/revisions\/1430"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1429"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1429"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1429"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}